PARLEMENT ET SES ALENTOURS
Dans cet article, je vous présente les principaux points d’intérêt ainsi que les activités les plus appréciées des touristes autour du Parlement. Pour mieux vous repérer dans le centre-ville de Budapest, je propose, dans l’article « Centre-ville », de découvrir le quartier à travers trois zones.
Cette fois-ci, je vous invite à explorer la zone 1.
Voici les principaux points d’intérêt et les activités à voir et à faire autour du Parlement :
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Parlement
- Activité : visiter le Parlement
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Place Kossuth (Kossuth tér)
- Activité : visiter le musée In Memoriam ’56 (56-os Múzeum)
- Pause gourmande : le chocolatier Szamos, son musée et son salon de thé
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Le Mémorial de l’Héritage (Az Összetartozás Emlékhelye)
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Le Palais de Justice (Igazságügyi Palota)
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Les chaussures au bord du Danube
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La Place de la Liberté (Szabadság tér)
Le Parlement Hongrois
Symbole incontournable de Budapest, le Parlement n’est pas seulement le siège de la vie politique hongroise : c’est aussi l’un des emblèmes de la ville.
Imposant, le bâtiment a été construit entre 1885 et 1904. Son architecture s’inspire notamment du Parlement britannique, avec une prédominance du style néogothique. C’est l’un des plus grands bâtiments parlementaires d’Europe : il mesure 265 mètres de long, 123 mètres de large et couvre une superficie de 18 000 m².
Le Parlement compte 10 cours intérieures, 13 ascenseurs, 27 portes, 29 escaliers et 691 pièces. Son immense dôme, haut de 96 mètres, est visible depuis de nombreux endroits de la ville.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement du Parlement hongrois, vous trouverez les explications en anglais ici.

Visiter le Parlement
(Informations mises à jour en octobre 2026)
La visite du Parlement est la seule façon de découvrir de véritables chefs-d’œuvre d’architecture, de peinture et de sculpture réalisés par des artistes hongrois de renommée internationale.
Pendant environ 45 minutes, avec un audioguide disponible en français, vous découvrirez l’histoire de la Hongrie et les origines de l’État hongrois. Vous aurez notamment l’occasion de voir la salle des Chasseurs, la salle du Congrès, la coupole, l’escalier d’honneur ainsi que la Sainte Couronne de Hongrie, portée autrefois par le premier roi de Hongrie, Saint Étienne (Szent István), fondateur du royaume de Hongrie en l’an 1000.
Pour découvrir l’itinéraire détaillé de la visite, consultez l’itinéraire de la visite.

Nouveauté ! Visite virtuelle.
À savoir avant la visite :
- L’entrée est possible uniquement après un contrôle de sécurité.
- Les sacs volumineux ainsi que les objets susceptibles de blesser des personnes sont interdits.
- Les photos et les vidéos sont autorisées, sauf dans la salle où est exposée la Sainte Couronne.
- Les boissons gazeuses, les médicaments liquides et les aliments spéciaux, comme la nourriture pour bébé, sont autorisés dans des bouteilles en plastique incassables d’une capacité maximale de 0,5 litre. Dans le cas contraire, ils doivent être déposés au vestiaire.
- La visite est accessible aux personnes en fauteuil roulant ainsi qu’aux personnes accompagnées d’un chien guide.
- Les groupes peuvent visiter le Parlement uniquement sur rendez-vous.
- Les billets achetés à l’avance sont disponibles uniquement en ligne
- Quelques billets sont disponibles sur place le jour même, mais leur nombre est limité.
Événements insolites
En été, vous pouvez parfois assister gratuitement à des concerts organisés juste devant le Parlement. Une façon plutôt agréable de profiter du monument sous un autre angle ! Programme des événements
Horaire du Parlement
1 jan – 31 mars & 1 nov – 31 déc : tous les jours 8h – 16h
1 avr – 31 oct : tous les jours 8h – 18h
⚠️ Attention : lors d’événements spéciaux, les visites peuvent être suspendues. Je vous conseille donc de vérifier les horaires et les éventuelles fermetures avant votre visite.
Billets pour la visite du Parlement
En ligne
Je vous conseille vivement d’acheter vos billets à l’avance en ligne via le site officiel de réservation : réserver votre billet.
Lors de la réservation :
- Choisissez la date et l’heure de votre visite ;
- Pour bénéficier de l’audioguide en français, sélectionnez un créneau accompagné du drapeau français ;
- Si un créneau est complet, la mention Sold out (Nem elérhető) s’affiche.
Sur place
Il est également possible d’acheter des billets sur place, avec un paiement en forints ou par carte bancaire. Mais attention : l’attente peut être longue… très longue !
Si vous avez déjà vos dates de voyage, je vous conseille donc de réserver en ligne plutôt que de prendre le risque de vous déplacer sans billet.
Accessibilité
Pour organiser l’accueil d’une personne en fauteuil roulant ou d’une personne malvoyante, contactez à l’avance l’équipe du Parlement par e-mail, de préférence en anglais : idegenforgalom@parlament.hu
Adresse : Kossuth tér 1-3, 1055 Budapest
La Place Kossuth (Kossuth tér)
La place Kossuth, où se trouve le Parlement, a été récemment rénovée. Après tant d’années, elle est enfin propre, bien entretenue et agréable à parcourir. C’est ici que se tiennent les grandes célébrations nationales, certaines cérémonies officielles et commémorations, mais aussi des manifestations.
Une place à la fois symbolique et profondément ancrée dans l’histoire de la Hongrie.
On y trouve également une fontaine originale ainsi qu’un musée moderne, In Memoriam ’56, qui retrace les événements de la révolution de 1956. Ne manquez pas d’y faire un tour : l’entrée est gratuite !
Petite précision : il s’agit bien de la place Kossuth à Budapest… et non de celle de Paris ! 😉
Le Mémorial de l’Héritage (Az Összetartozás Emlékhelye)
Un monument étonnant et intéressant à découvrir, notamment pour comprendre la place que le traité de Trianon occupe encore aujourd’hui dans la mémoire hongroise.
En face du Parlement, le long de la rue Alkotmány, s’étend un monument contemporain : le Mémorial de l’Héritage, inauguré à l’occasion du 100ᵉ anniversaire du traité de Trianon.
Ce monument a une forme peu ordinaire : un tunnel en pente, long de 100 mètres et large de 4 mètres, qui s’enfonce jusqu’à 5 mètres de profondeur. Sur ses parois sont gravés des milliers de noms de localités hongroises, y compris celles qui furent séparées du pays après le traité de Trianon.
Au bout du passage se trouve un immense bloc de granit composé de sept segments. En vous plaçant face à lui, vous apercevrez, à travers les ouvertures, la lueur de la flamme éternelle.
Le Palais de Justice (Igazságügyi Palota)
Face au Parlement s’élève le somptueux Palais de Justice, un édifice majestueux qui porte encore les cicatrices de l’histoire. Le bâtiment fut l’un des témoins les plus marqués de la révolution de 1956 : il a reçu des centaines de balles tirées par les forces soviétiques et la police secrète hongroise, mais aussi par les insurgés.
Lors de sa récente rénovation, la plupart des impacts ont été effacés, à l’exception de quelques-uns, volontairement conservés et signalés par de petites sphères métalliques. Une manière de garder une trace visible de ce qui s’est passé ici et de ne jamais oublier les événements de 1956.
Au cours de votre séjour, vous entendrez certainement parler à plusieurs reprises de cette révolution. Voici donc, en quelques lignes, un aperçu de son histoire.
Histoire de la révolution de 1956
De la révolution à la guerre d’indépendance
Au début des années 1950, la Hongrie, toujours « gouvernée » par l’URSS, se trouvait dans un contexte politique particulièrement perturbé. L’ambiance générale était tendue, la vie quotidienne devenait de plus en plus difficile et l’économie du pays se dégradait. Les intellectuels et les étudiants universitaires commencèrent alors à réclamer des changements.
Dans ce climat, et à la suite des événements survenus quelques jours plus tôt à Poznań, en Pologne, les étudiants hongrois organisèrent une manifestation pacifique le 23 octobre 1956, pour soutenir les Polonais et protester contre la politique imposée par les Soviétiques. Au départ, tout était calme. Mais cette manifestation pacifique se transforma peu à peu en révolution, puis en véritable guerre d’indépendance. Près de 200 000 personnes descendirent dans les rues pour réclamer la formation d’un nouveau gouvernement et le départ définitif de l’armée soviétique.

C’est à ce moment-là que les manifestants découpèrent l’emblème stalinien du drapeau hongrois. Le drapeau troué devint dès lors le symbole de l’espoir de liberté.
Les manifestants s’organisèrent en plusieurs groupes. L’un d’eux se posta devant la radio nationale afin de diffuser leurs revendications, résumées en 16 points. D’autres s’attaquèrent aux statues représentant le régime communiste et la puissance soviétique, dont celle de Staline, la première à être renversée. Pendant ce temps, d’autres manifestants se rassemblèrent sur la place Kossuth, devant le Parlement, dans l’attente de l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement.
Certaines des statues renversées furent plus tard sauvées et installées au Parc Memento. Si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à y faire un tour et à replonger dans cette partie de l’histoire hongroise. 😉
Très vite, la situation dégénéra. Les manifestants réussirent à se procurer des armes et, incapable de maîtriser la situation, le gouvernement fit appel à l’URSS. Mauvaise décision : les troupes soviétiques envahirent Budapest et, en quelques jours, le reste du pays.

Le soir du 23 octobre, les premiers coups de feu éclatèrent d’abord à Debrecen, puis devant le bâtiment de la radio nationale à Budapest. Le 25 octobre, sur la place Kossuth, les Soviétiques, épaulés par l’AVH (la police secrète hongroise), ouvrirent le feu sur des manifestants pacifiques : des foules désarmées se retrouvèrent face aux chars et aux tireurs embusqués.
Le bilan fut lourd : plusieurs milliers de Hongrois furent condamnés par les tribunaux, dont des centaines furent exécutés ou déportés en Union soviétique.
Le débat public sur cet événement fut interdit en Hongrie pendant plus de 30 ans. Les études et les discussions sur la révolution ne commencèrent véritablement à réapparaître que dans les années 1980.
Les troupes soviétiques ne quittèrent définitivement le pays qu’entre 1989 et 1991, après la chute du mur de Berlin. Le régime politique changea également et le 23 octobre devint un jour de fête nationale en Hongrie.
Le rôle de la Hongrie dans la chute du rideau de fer
Peu de gens le savent, mais la Hongrie joua également un rôle déterminant dans l’effondrement du bloc de l’Est. Cela fut notamment rendu possible grâce au courage de son Premier ministre, Miklós Németh, qui osa aller à l’encontre de la volonté de l’URSS en défendant des idées libérales et en prenant des décisions particulièrement courageuses.
En 1989, Németh annonça notamment son intention d’alléger le dispositif de sécurité à la frontière entre la Hongrie et l’Autriche, d’autoriser le multipartisme et d’organiser des élections libres. Quelques mois plus tard, le 19 août 1989, Budapest autorisa l’ouverture temporaire de la frontière austro-hongroise à Sopron, à l’occasion du « pique-nique paneuropéen ». Cet événement permit à plusieurs centaines d’Allemands de l’Est de rejoindre l’Ouest. Il marqua l’un des premiers signes concrets de l’effondrement du rideau de fer, quelques mois avant la chute du mur de Berlin.
Pour en savoir plus sur le rôle de la Hongrie dans ces événements, je vous recommande (même s’il est rarement disponible en ligne) le documentaire « 1989 – Dernier été derrière le rideau de fer » sorti en 2014, réalisé par le cinéaste danois Anders Østergaard et la réalisatrice hongroise Erzsébet Rácz. Vous pouvez peut-être le retrouver sur Arte Campus.
Les Chaussures au bord du Danube
Les chaussures en métal se trouvent sur le quai Antall József, à environ 400 mètres du Parlement, et nous rappellent les événements tragiques qui se sont déroulés ici.
Entre 1944 et 1945, les membres des Croix fléchées, un parti hongrois fasciste, assassinèrent massivement des Juifs.
Cette œuvre rend hommage aux victimes, contraintes de retirer leurs chaussures avant d’être exécutées. Les chaussures en métal, de différentes tailles et formes, symbolisent ainsi les victimes assassinées sur les rives du Danube.
La Place de la Liberté (Szabadság tér)
La Place de la Liberté n’est pas seulement une place : c’est aussi un très joli parc. Vous y trouverez notamment l’ancien siège de la télévision hongroise ainsi que le monument aux soldats russes.
Je sais que cela ne suffit peut-être pas encore à vous convaincre d’y faire un détour, alors voici quelques raisons supplémentaires ! 😉 La place se trouve à seulement 5 minutes à pied du Parlement. Le bâtiment de l’ancienne télévision est très joli et, surtout, vous y trouverez une aire de jeux pour les petits touristes. Si vous êtes fatigués pendant votre balade, c’est donc un endroit parfait pour faire une petite pause.

La Place de la Liberté marque également l’entrée d’un quartier où vous trouverez de nombreux bars et restaurants. Si vous avez envie de déjeuner dans le coin, je vous conseille d’emprunter l’une de ces deux rues : Október 6. utca ou Sas utca.
Ces deux rues vous conduiront rapidement jusqu’au carrefour avec la rue Zrínyi. Il vous suffira alors de tourner pour vous retrouver face à la basilique Saint-Étienne.
Vous entrez désormais dans la zone 2 du parcours du Belváros.