VISITER LE QUARTIER DU PONT DES CHAÎNES
Dans cet article, je vous présente les lieux et monuments incontournables, ainsi que les activités à découvrir autour du Pont des Chaînes. Ce parcours correspond à la zone 2, présentée dans mon article consacré au centre-ville de Budapest.
Voici les principaux points d’intérêt et les activités à découvrir autour du Pont des Chaînes :
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Le Pont des Chaînes (Lánchíd)
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L’Académie hongroise des sciences (Magyar Tudományos Akadémia)
Le Pont des Chaînes (Lánchíd)
Le Pont des Chaînes est également appelé pont Széchenyi, du nom du comte István Széchenyi. Ce dernier mérite bien cet hommage : c’est lui qui lança le projet et entreprit notamment les démarches politiques nécessaires à la construction du pont.
Le Pont des Chaînes fut le premier pont permanent à relier Buda et Pest, les deux parties de la ville. Sa construction débuta en 1840 et s’acheva en 1849. Le projet fut conçu par l’ingénieur britannique William Tierney Clark et sa réalisation fut supervisée sur place par Adam Clark, son ingénieur en chef.

C’est LE pont que vous retrouvez sur toutes les cartes postales, dans les reportages télévisés sur Budapest et sur d’innombrables selfies… Bref, il est partout !
À chacune des entrées du pont, vous trouverez ses célèbres gardiens : deux imposants lions de pierre.
Une légende raconte que leur sculpteur, János Marschalkó, se serait suicidé en se jetant dans le Danube lors de l’inauguration du pont, après avoir découvert qu’il avait oublié de sculpter la langue des lions. Mais qu’en est-il vraiment ? À vous de vérifier sur place si ces célèbres lions ont une langue ou non… 😉
Les deux extrémités du pont vous permettent également de découvrir plusieurs sites intéressants.
Côté Buda, vous trouverez la colline du château de Buda (Budai Vár) et son funiculaire. Un peu plus loin sur la gauche se situe également le Bazar du Jardin du Château (Várkert Bazár).
Côté Pest, qui est le sujet de cet article, vous découvrirez l’Académie hongroise des sciences (Magyar Tudományos Akadémia) ainsi que la place Széchenyi István (Széchenyi István tér), qui prend la forme d’un rond-point. Ce carrefour marque le point de départ de votre découverte du quartier. À vous de choisir votre direction et l’ordre de votre visite !
Si vous n’avez pas envie de vous promener à pied ni de faire du shopping, pourquoi ne pas opter pour une balade en bateau-bus ? L’arrêt de départ se trouve juste au bord de la place Széchenyi István.
L’Académie hongroise des sciences (Magyar Tudományos Akadémia)
En longeant le Danube, vous ne pouvez pas manquer l’élégant bâtiment de l’Académie hongroise des sciences. Son histoire commence avec un homme visionnaire : le comte István Széchenyi, à qui l’on doit également le Pont des Chaînes.
Aux côtés d’autres grandes figures de l’élite hongroise, comme György Károlyi, le comte György Andrássy et Ábrahám Vay, Széchenyi souhaita fonder une communauté scientifique capable de faire progresser les sciences et les beaux-arts en Hongrie.
Pour donner vie à ce projet, il lança un appel national. Contre toute attente, la réponse ne vint pas uniquement de l’élite : toutes les couches de la société participèrent, faisant de cette initiative un véritable mouvement populaire. C’est ainsi qu’en 1827, le Parlement officialisa la création de l’Académie.
Si les activités scientifiques commencèrent dès 1830, la construction du bâtiment qui allait accueillir l’institution ne débuta qu’en 1862. Après le rejet de plusieurs projets, c’est l’architecte berlinois Friedrich August Stüler qui remporta le concours avec un édifice de style néo-Renaissance. La construction fut réalisée selon ses plans, sous la supervision d’Antal Szkalnitzky, un architecte hongrois qui avait étudié auprès de lui, et de Miklós Ybl.
L’une des premières missions de cette nouvelle communauté scientifique fut de « sauver » la langue hongroise : ses membres contribuèrent à en fixer la grammaire et à normaliser l’orthographe. Par la suite, l’Académie élargit ses activités en créant cinq départements supplémentaires consacrés à la philosophie, à l’histoire, aux mathématiques, au droit et aux sciences naturelles.
À la fin du XIXᵉ siècle, l’Académie hongroise des sciences acquit une reconnaissance internationale croissante. Elle accueillit régulièrement d’éminents scientifiques étrangers et devint même l’un des membres fondateurs de la Fédération internationale des académies.
À ce stade de votre balade, vous aurez le choix entre deux itinéraires pour traverser la zone 2 de Belváros : une promenade romantique le long du Danube ou une virée shopping dans la célèbre rue commerçante Váci utca. Quel que soit votre choix, je vous conseille de faire quelques petits détours pour découvrir les nombreux autres points d’intérêt qui se trouvent sur votre chemin. Pas d’inquiétude : les deux itinéraires se rejoignent au pont Élisabeth !
Les points d’intérêt du parcours « en ville »
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La rue Zrínyi
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La basilique Saint-Étienne (Szent István-bazilika)
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- Activité : visiter la basilique et monter jusqu’à sa coupole
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Le parc Élisabeth (Erzsébet tér)
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Fashion Street (Deák Ferenc utca)
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- Activité : faire du shopping
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La place Vörösmarty (Vörösmarty tér)
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- Pause gourmande : le célèbre café Gerbeaud (Gerbeaud Kávéház)
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Le terminus de la ligne 1 du métro historique (Földalatti)
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Le premier tronçon de la rue Váci utca
- Activité : faire une croisière sur le Danube
Les points d’intérêt du parcours « au bord du Danube »
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Le Corso (Duna-korzó)
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La place Vigadó (Vigadó tér)
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- Pause apéritive : le Liz & Chain Rooftop Bar
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La statue de la Petite Princesse (Kiskirálylány-szobor)
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Activité : faire une croisière sur le Danube
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Le pont Élisabeth
La basilique Saint-Étienne de Budapest
La basilique Saint-Étienne est le deuxième bâtiment le plus haut de Budapest. Sa coupole culmine à 96 mètres et l’édifice peut accueillir jusqu’à 8 500 personnes.
Pour vous donner une idée, la cathédrale Notre-Dame de Paris mesure environ 69 mètres de haut, sans compter sa flèche.
La basilique est un magnifique exemple d’architecture néo-Renaissance. Son projet fut imaginé par József Hild, puis repris après son décès par deux autres architectes, Miklós Ybl et József Kauser.
Sa construction fut marquée par plusieurs difficultés, notamment l’effondrement de la coupole en 1868, qui retarda considérablement les travaux. Ceux-ci débutèrent en 1851, mais la basilique ne fut consacrée qu’en 1905, avant d’être officiellement inaugurée en 1906, en présence de l’empereur François-Joseph Ier, l’époux de Sissi.

Visiter la basilique Saint-Étienne
Vous vous demandez ce que cette basilique peut vous réserver, en comparaison avec d’autres édifices religieux ? Voici quelques bonnes raisons de la visiter !
- Admirer les mosaïques de la coupole, dont la composition s’inspire des dessins du célèbre peintre hongrois Károly Lotz.
- Découvrir une relique pour le moins insolite : la Sainte Dextre. Il s’agit de la main droite momifiée de saint Étienne, le premier roi de Hongrie. Un objet assez surprenant, je vous l’accorde !
- Explorer les espaces souterrains, où reposent plusieurs personnalités célèbres.
- Profiter d’une vue magnifique depuis la terrasse panoramique de la coupole. La place Szent István tér s’étendra sous vos pieds et, un peu plus loin, vous apercevrez le Danube ainsi que le majestueux château de Buda à l’horizon.
Vous pouvez visiter la basilique individuellement ou en groupe. Des visites guidées sont également proposées aux groupes d’au moins 15 personnes.
Vous pouvez aussi assister à des concerts d’orgue. Pour connaître la programmation, consultez le site officiel des concerts. Attention, les places partent rapidement !
Une autre possibilité : rendez-vous le lundi à 16 h 30 pour écouter l’orgue. Pour y assister, vous devez vous munir d’un billet combiné (kombinált templomtér, panoráma terasz, kincstár), qui donne accès à l’église, à la terrasse panoramique et au trésor.
Informations pratiques
- Billets en ligne : acheter vos billets pour la basilique
- Adresse : Szent István tér 1, 1051 Budapest
- Visites guidées pour les groupes : réservation à demander au moins 48 heures à l’avance par e-mail à l’adresse turizmus@basilica.hu.
Le Duna-Korzó
C’est l’endroit le plus romantique du centre.
Le Duna-Korzó, dont une partie porte le nom de Jane Haining rakpart sur les cartes, est l’une des plus belles et des plus romantiques promenades de Budapest. C’est un endroit idéal pour flâner et prendre des photos, car vous profitez ici d’une vue magnifique sur le quartier du Château, avec le palais de Buda et ses remparts, l’église Matthias ainsi que le Bazar du Jardin du Château (Várkert Bazár).

Le Korzó se découvre à pied : comptez environ 900 mètres de promenade entre le Pont des Chaînes et le pont Élisabeth (Erzsébet híd). Si vous préférez éviter de marcher, vous pouvez également emprunter le tram numéro 2, qui longe le Danube. Vous pourrez ainsi profiter du paysage confortablement installé dans votre siège.
Quelle que soit la saison ou l’heure de la journée, le Korzó mérite une promenade. Au lever ou au coucher du soleil, en pleine journée, ou encore lors d’un marché ou d’un festival temporaire, l’ambiance change au fil des heures et des saisons.
En hiver, vous pourrez vous réchauffer avec un vin chaud et, pourquoi pas, déguster un lángos bien gourmand sur un marché de Noël voisin. En été, en revanche, la chaleur peut être intense, même en soirée. Vous apprécierez alors une limonade bien fraîche sur une terrasse ou une pause sur un banc, à proximité d’un restaurant d’où s’échappent parfois les mélodies de la musique tzigane. Le tout avec cette vue pittoresque sur les collines de Buda !
Le Korzó constitue également un point d’accès important à plusieurs embarcadères de bateaux touristiques. Vous croiserez certainement des vendeurs proposant différentes excursions sur le Danube. Le choix est vaste ! Pour vous aider à choisir, je vous invite à consulter mon article consacré aux excursions en bateau à Budapest.
Petite anecdote linguistique : en hongrois, on utilise le verbe « korzózik » pour parler de quelqu’un qui se promène en faisant plusieurs fois l’aller-retour sur cette partie du quai. L’expression peut avoir une connotation légèrement péjorative : elle sous-entend parfois que la personne n’a rien de mieux à faire que de déambuler ici. 😉
Le café Gerbeaud, la célèbre pâtisserie
Vous remarquerez que je présente le Gerbeaud dans la partie « Visiter » et pas que dans la rubrique « Cafés et restaurants ». Rassurez-vous, ce n’est pas une erreur ! 😉
Même si le Gerbeaud est à la fois un salon de thé, une pâtisserie et un café-restaurant, il mérite, à mes yeux, de figurer parmi les lieux incontournables à découvrir à Budapest. Ses pâtisseries sont en grande partie d’inspiration française, et l’établissement n’est pas exclusivement hongrois dans son identité culinaire. Pourtant, il occupe une place importante dans l’histoire et la culture du pays, ce qui explique pourquoi il figure dans de nombreux guides touristiques.

L’histoire de la pâtisserie Gerbeaud
La maison Gerbeaud, contrairement à ce que pensent les gens, n’a pas été fondée par Monsieur Gerbeaud, mais par Monsieur Henrik Kugler en 1858. Kugler était le fils d’une dynastie de pâtissiers, un passionné qui a fait ses études dans plusieurs grandes maisons à l’étranger dont à Paris. La confiserie, sous la gestion de son père, est devenue le lieu de rencontre de la haute société juste après l’Opéra, à Budapest.
Elle était fréquentée par des politiciens comme le comte Gyula Andrássy ou le comte Jenő Zichy. Par exemple, l’établissement organisait régulièrement des fêtes à l’occasion du retour de Beuyruth de Ferenc Liszt ; le père de la technique pianistique moderne et du récital. Pour pouvoir accueillir les clients prestigieux en toute discrétion, Gerbeaud a fait construire Le Petit Salon. Il est même arrivé que les maisons des roi étrangers commandent des gâteaux chez Kugler.
Kugler, parce qu’il n’avait pas d’héritiers, après avoir pris sa retraite a vendu la maison à son associé, Emil Gerbeaud. Gerbeaud est né à Génève et a beaucoup voyagé pour pouvoir perfectionner son savoir-faire. Il est aussi issu d’une famille de pâtissiers. Il s’est marié avec la fille d’un chocolatier français, Ester Ramseyer. Gerbeaud était un entrepreneur qui a sans cesse cherché les challenges, les nouveautés et il a inventé des produits qui sont encore vendus en Hongrie. La maison Gerbeaud a toujours accueilli des étudiants étrangers venus pour apprendre les gestes et l’exigence de cette maison. Au total, il y avait 150 employés.
Gerbeaud a aussi toujours fait attention à de détails comme l’apparence. La décoration des gâteaux et ses emballages étaient très appréciés par les clients qui grâce à ça se sentaient des clients privilégiés.
Gerbeaud n’était pas seulement respecté en Hongrie, mais aussi dans d’autres pays d’Europe. Il était par exemple membre du jury à l’exposition universelle de 1900 et il a reçu la Légion d’Honneur française.
Pendant les deux guerres mondiales, la confiserie a continué à exister sous d’autres noms, mais l’immeuble a été rénové et a repris son nom Gerbeaud en 1984.
Même si vous n’avez pas envie de vous arrêter pour une pause café, cela vaut quand même la peine de jeter un œil à l’immeuble et aux salons à l’intérieur. Gerbeaud a dépensé une vraie fortune pour la construction de ce bâtiment et pour sa décoration. Vous trouverez même aujourd’hui un tableau de Gustave Moreau (1893), acheté lors de l’exposition universelle, dans le salon rouge.
À l’extérieur comme à l’intérieur, le Gerbeaud est un édifice somptueux. Pendant les fêtes de fin d’année, sa magnifique décoration de Noël mérite également le détour !
Il y a un gâteau qui, par la suite, a été baptisé Gerbeaud. On le prononce comme Gerbeaud, mais vous allez le voir écrit comme ça : Zserbo. 😉 C’est un gâteau au chocolat et aux noix. Les vraies grand-mères hongroises y ajoutent aussi de la confiture d’abricot. Nous avons l’habitude de préparer le Zserbo pour la fête de Noël, mais vous le trouverez dans la plupart des pâtisseries même hors saison.
Fashion Street
Depuis quelques années, une partie de la rue Deák Ferenc utca, entre la place Vörösmarty (Vörösmarty tér) et la place Deák (Deák Ferenc tér), est connue sous le nom de Fashion Street.
C’est une rue charmante, mais assez courte. À part les boutiques de grandes enseignes, vous n’y trouverez pas grand-chose de particulier à découvrir. En revanche, lors des événements saisonniers, comme le marché de Noël ou les animations de Pâques, la rue prend une tout autre allure. Vous pourrez alors y rencontrer des artisans proposant de beaux produits, ainsi que des kiosques où déguster des plats et des gourmandises locales.
La place Vigadó (Vigadó tér) et le Pesti Vigadó
La place Vigadó se trouve à peu près à mi-chemin du Korzó, entre le Pont des Chaînes et le pont Élisabeth. C’est un endroit idéal pour faire une pause, vous reposer un peu, mais aussi profiter de la magnifique vue sur la colline de Buda.
Juste derrière la place se dresse le Pesti Vigadó, une célèbre salle de concert principalement consacrée à la musique classique. Ce lieu historique a accueilli de nombreux bals prestigieux ainsi que des concerts d’artistes de renommée internationale, parmi lesquels Ferenc Liszt, Johann Strauss et Ferenc Erkel.

C’est également ici que fut célébrée, en 1867, la naissance de Budapest en tant que ville unifiée, à la suite de la réunion des trois villes jusque-là distinctes : Buda, Pest et Óbuda.
Le bâtiment actuel du Pesti Vigadó n’est toutefois pas celui d’origine, qui fut détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction a permis d’agrandir l’édifice en ajoutant deux étages, notamment pour aménager des espaces d’exposition.
Bonne nouvelle : vous pouvez visiter le Pesti Vigadó et profiter de son exceptionnelle terrasse panoramique sans assister à un concert ! Des visites guidées d’environ une heure sont proposées, mais elles n’ont pas lieu tous les jours. Je vous conseille donc de vérifier les dates disponibles avant de vous déplacer.
La statue de la Petite Princesse (Kiskirálylány-szobor)
Vous avez sûrement déjà aperçu cette statue dans des reportages sur Budapest ou dans des guides touristiques. La charmante Petite Princesse est l’œuvre du sculpteur hongrois László Marton. Pour créer ce personnage, il s’est inspiré de sa propre fille, qu’il avait l’habitude de voir jouer en portant une couronne en papier et un peignoir.
Petite particularité : deux exemplaires de cette statue se trouvent en Hongrie, l’un à Budapest, au bord du Danube, et l’autre à Tapolca, la ville natale du sculpteur.

La rue Váci (Váci utca)
La rue Váci est une longue rue commerçante qui longe le centre-ville parallèlement au Danube. Elle est coupée en deux par l’avenue Szabad sajtó út et relie la place Vörösmarty (Vörösmarty tér) au secteur du pont Élisabeth.
Pour vous aider à vous repérer, j’ai distingué ses deux parties sur la carte en les appelant « A » et « B ».

Le côté « A » : la rue Váci à l’époque du rideau de fer
Aujourd’hui, le côté « A » de la rue Váci est une rue commerçante assez ordinaire. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi !
Entre les années 1960 et 1990, à l’époque du rideau de fer, la rue a connu une période particulièrement fascinante. C’était l’un des endroits où les Hongrois pouvaient découvrir des produits étrangers, certes à des prix exorbitants, mais aussi croiser des touristes venus du monde entier et parfois même des célébrités. Parmi elles, on compte notamment Freddie Mercury.
J’étais enfant dans les années 1980, et j’ai grandi dans une famille ordinaire. Pour moi, faire un tour dans l’hypercentre était toujours une sortie excitante. J’y découvrais des objets aux couleurs inhabituelles, des produits que je ne connaissais pas et des personnes qui semblaient venir d’un monde lointain, bien différent de celui du bloc de l’Est dans lequel je grandissais.
À cette époque, la rue Váci et les rues voisines étaient également liées aux activités d’espionnage de la guerre froide. Selon certaines recherches, plusieurs appartements situés aux adresses suivantes auraient servi de bases de surveillance : Kígyó utca 4-6, Váci utca 44 et Párizsi utca 6/b.
Le bureau de poste de la rue Petőfi Sándor aurait, quant à lui, collaboré avec les services de sécurité de l’État en contrôlant et en censurant les télégrammes entrants.
Source : Prae.hu – A titkosszolgálatok fővárosi működéséről.
Le côté « B » : boutiques et souvenirs
Après avoir longtemps été délaissé, le côté « B » de la rue Váci a été entièrement rénové en 2009. Aujourd’hui, vous y trouverez de nombreuses boutiques de souvenirs et des restaurants.
Si vous aimez les objets insolites, vous pourrez même y dénicher des souvenirs rétro : anciens chapeaux soviétiques, chapkas en fourrure, masques à gaz ou encore médaillons soviétiques.
À noter : si vous préférez les souvenirs plus contemporains, originaux et créatifs, je vous conseille plutôt de faire un tour chez Memories of Hungary.

La ligne 1 du métro (Földalatti)
La ligne 1, appelée Földalatti par les Hongrois, fut inaugurée le 2 mai 1896. Elle est généralement considérée comme le deuxième métro électrique souterrain du monde, après celui de Londres. Elle est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans le cadre du site historique de Budapest.
Son terminus se trouve sur la place Vörösmarty (Vörösmarty tér), juste devant le café Gerbeaud. La station actuelle se situe toujours à cet emplacement historique.
Même si vous n’avez pas besoin de prendre le métro, je vous conseille d’y jeter un coup d’œil : les stations ont conservé un charme ancien qui contraste avec les lignes plus modernes de la ville.
Et si vous souhaitez poursuivre votre visite, cette ligne vous conduira directement jusqu’à la place des Héros (Hősök tere), à proximité du parc Városliget.
Petite mise en garde : préparez-vous au signal sonore assez strident qui annonce la fermeture des portes ! 😊